Histoire

L'Harmonie de Cette

Fondée en juin 1886 par Alphonse Gracia, l’Harmonie de Sète est l’une des plus anciennes et des plus réputées sociétés musicales de la région. Le talent de ses premiers dirigeants lui fit rapidement gravir les échelons de la gloire. Elle s’imposa comme musique d’élite dans les nombreux concours auxquels elle prit part dès cette époque : Paris en 1889, Béziers, Avignon en 1891 et Grenoble en 1903 où, concourant en division d’excellence, elle reçut les félicitations unanimes du jury qui lui attribua trois premiers prix et le prix de direction à son chef du moment, Paul Gourmandin.

L'Harmonie de Cette

Il n’y avait alors de fête ni de manifestation officielle ou de charité où elle ne fût mise à contribution, les villes environnantes elles-mêmes réclamant souvent sa participation. L’Harmonie participe ainsi en 1889 aux festivités du centenaire de la Révolution ; elle accompagne le cortège funèbre de l’aspirant de marine Eugène Herber, mort au champ d’honneur en Chine le 24 juin 1902.

Lettre adressée le 7 mai 1886 au président de la commission d'initiative en vue de la création de l'Harmonie de Cette. Les premiers statuts de l'Harmonie de Cette. Programme de concert (Journal de Cette du 8 janvier 1888) Médaille de concours de musiques à Cette (août 1888). Annonce de concert au profit des familles de victimes de la catastrophe minière de Campagnac en novembre 1888. Annonce du bal et du banquet de la Sainte-Cécile (Journal de Cette du 24 novembre 1888) Cartes de visite de Alphonse Gracia, 1er directeur de l'Harmonie et de Charles Lacave, président. Projet d'uniforme. Veste de musicien de l'Harmonie de Cette. © Archives municipales de Sète Reçu d'uniforme du chef Alphonse Gracia. © Archives municipales de SèteLettre du président de l'Harmonie au maire de Cette en 1889. © Archives municipales de Sète Demande de concours de l'Harmonie de Cette aux célébrations du centenaire de la Révolution en 1889. Ordre de défilé du 14 juillet 1889. Itinéraire de la retraite aux flambeaux du 14 juillet 1889. Journal de Cette du 11 juin 1890 Journal de Cette du 29 juillet 1890 Programme de concert pour la fête locale (Journal de Cette du 31 août 1890) Programme de concert du 26 avril 1891 (Journal de Cette du 25 avril 1891) Journal de Cette du 16 mai 1891 Demande de concours pour une distribution des prix en juillet 1893. Dédicace musicale à Alphonse Gracia. © Archives municipales de Sète Dédicace musicale à Alphonse Gracia. © Archives municipales de Sète Discours d’hommage à Alphonse Gracia (Journal de Cette du 7 novembre 1899) Lettre de remerciements de Louis Gracia (6 novembre 1899). Lettre de candidature d'un musicien en 1899. Effectif de l'Harmonie de Cette dans les années 1900. Répertoire de l'Harmonie tenu par le chef d'orchestre et archiviste Jean Bastide. Autorisation de concert au kiosque Franke en juillet 1900. Réponse du maire de Cette à une invitation de concert au Kursaal en novembre 1902. Carte souvenir d'un concours de musique en 1908. Réponse à une demande de subvention en juin 1909. Demande d'autorisation pour un défilé adressée au maire de Cette en 1910. © Archives municipales de Sète Annonce de concert en 1912. © Archives municipales de Sète

Pendant la saison 1903-1904, l’Harmonie anime les soirées du casino le Kursaal.

Le Kursaal sur la plage de Cette

Dotée dès 1860 d’une école de musique, située rue Lacan, qui devient en 1885 École nationale de Musique et de Chant, la ville de Cette est en 1902 l’une des 18 villes de France pourvue d’une école nationale de musique dépendant du ministère des Beaux-Arts.

En 1908, l’Harmonie de Cette compte 80 exécutants. Son siège est situé au café glacier, quai de Bosc.

D’autres sociétés musicales coexistent à cette époque avec l’Harmonie, témoignant de la vigueur de la vie musicale, comme l’Union musicale, la Lyre Sainte-Cécile, fondée en 1890 et dirigée par Henri Euzet, la Fanfare des Sapeurs-Pompiers, ou encore l’orphéon L’Espoir de Cette, fondé par le compositeur Désiré Servel, auteur de la célèbre chanson La Festa dé l’Issanka.

Pendant la tourmente de la Grande Guerre, chacun fit son devoir et instruments et partitions prirent un repos forcé. Mais dès l’Armistice, malgré de douloureuses absences, quelques musiciens se regroupèrent sous la baguette d’un des leurs, Pierre Prompt, pour un nouvel élan.

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